L’électricien qui vient, c’est moi
On ne choisit pas un artisan sur une photo de tableau bien peigné. Voilà donc comment je travaille, ce que je refuse, et pourquoi vous ne verrez jamais quatre personnes différentes défiler chez vous.

Installé à Agde depuis 2015
J’ai commencé par tirer des câbles pour d’autres, sur des chantiers menés à cinq ou six. J’y ai vu assez de tableaux commencés par l’un et finis par l’autre, sans personne à qui poser la question six mois plus tard, pour savoir ce que je ne voulais pas reproduire. En 2015, j’ai posé ma plaque ici.
L’atelier est à Agde, à deux pas du port. Ce n’est pas un magasin, personne ne pousse la porte pour acheter une ampoule : c’est là que le matériel dort et que je prépare les platines avant de les monter. Les rendez-vous, eux, se prennent chez vous, devant l’installation.
Pourquoi je travaille seul
Je viens voir, je chiffre, je pose, je raccorde. Sur une rénovation complète, je m’adjoins un second électricien, parce qu’à deux on traverse une maison entière sans faire durer la coupure. Jamais plus de deux : au-delà, je passe la journée à expliquer au lieu de travailler, et c’est exactement là que les oublis se glissent.
Ça se paie, et je l’assume : je ne peux pas mener trois chantiers de front. Quand je vous donne une date, c’est qu’elle est libre. Et si un dépannage me décale d’une demi-journée, vous l’apprenez de moi le matin même, pas en regardant la rue par la fenêtre.
Les chantiers que je ne prends pas
Accepter tout, c’est la meilleure façon de mal faire. Autant l’écrire ici plutôt que de vous le dire au téléphone après vous avoir laissé espérer.
- Terminer une installation commencée par quelqu’un d’autre sans la reprendre en entier. Je ne mets pas mon nom sur un câblage que je n’ai pas vu poser.
- Ajouter des circuits sur un tableau qui demande déjà à être refait. On chargerait une installation qui tire la langue, et le problème reviendrait plus gros.
- Poser du matériel acheté au rayon bricolage et apporté sur le chantier. Dans dix ans, c’est chez moi qu’on rappellera, pas au magasin.
- Les interventions hors zone. Trente minutes de route autour d’Agde, pas plus : c’est ce qui me laisse la marge pour passer le jour même chez quelqu’un qui n’a plus de courant.
Ce qui m’agace encore, après toutes ces années
Les tableaux muets. J’en ouvre presque chaque semaine : une trentaine de disjoncteurs, aucune étiquette, et des gens qui coupent au hasard pour changer une ampoule. Repérer les départs au moment du montage ne prend rien du tout, et ça fait gagner une heure à chaque intervention pendant vingt ans. C’est pour ça que le plan du tableau reste chez vous, dans la porte.
L’autre chose, c’est le devis en une ligne. « Rénovation électrique, forfait. » Personne ne sait ce qu’il y a dedans, ni surtout ce qu’il n’y a pas. Le mien détaille chaque poste, matériel et main-d’œuvre, et il nomme ce qui restera à la charge d’un autre corps de métier : les saignées à reboucher, les enduits, la peinture. Ce n’est pas de la paperasse. C’est ce qui fait qu’on ne se fâche pas à la fin du chantier.
Un tableau à regarder, une rénovation à chiffrer ?
Le téléphone reste le plus rapide, mais le formulaire fait très bien l’affaire si vous préférez écrire le soir. Je viens voir, je chiffre poste par poste, et vous décidez après.